Les petits plaisirs de l’indépendance :)

19 ans en entreprise, presque 15 à mon compte, même si le parcours n’est pas terminé, un petit bilan s’impose. Si l’indépendance à un prix – celui de notre tarif / jour pas toujours assuré – elle a de nombreux petits plaisirs manifestant la reconnaissance de nos clients.

Une invitation et une échappée en bord de mer pour un repas partagé au soleil couchant. Pas grand chose peut-être pour certains, un signe de reconnaissance nourrissant pour les pratiquants de l’Analyse transactionnelle.

CPF or not CPF ?

CPF Réforme formation professionnelle

Un article du Huffington Post concernant le CPF et la réforme de la formation professionnelle, qui fait résonner les résonner les inquiétudes des petits organismes de formation et des formateurs indépendants :

http://www.huffingtonpost.fr/luc-teyssier-dorfeuil/compte-personnel-de-formation_b_7441046.html 

la pétition des hiboux : http://www.cpformation.com/lettre-ouverte-a-francois-rebsamen/

 

Consultant Formateur indépendant : mort ou renouveau annoncé ?

Learning New SkillsSerais-je trop optimiste où trop inconsciente ? Les 2 peut-être ! Certes j’ai un peu paniqué à l’annonce de la dernière Réforme de la formation d’autant que 2013-2014 ne furent pas des années réjouissantes d’un point de vue business. Un bon déficit en 2013 un rattrapage in-extremis en 2014, une tréso exsangue, j’ai cru ne pas passer 2015.Bon ça me fait la même chose toutes les fins d’année depuis 15 ans. Mais contre toute attente janvier démarra sur les chapeaux de roues que ce soit en direct ou via deux organismes de formation pour lesquels j’interviens, et je peux dire aujourd’hui que 2015 sera un bon cru. J’étais prête à me rendormir sur mes lauriers, quand une collègue du Sycfi (Syndicat des Consultants Formateurs indépendants que je recommande) me réveilla en m’informant de la nécessité d’être tamponnée… pardon…certifiée. L’objectif : prouver son professionnalisme aux clients et aux financeurs de la formation. Mais alors quelle norme choisir ? Quelle démarche faut-il entreprendre, avec quels avantages et quelles contraintes ? Le Sycfi et l’AFREF ont élaboré conjointement un Répertoire Professionnel Consultants-Formateurs Indépendants (RP CFI) à la suite d’un rendez-vous au Ministère du Travail dans le cadre de consultations préparatoires à la réforme. Je viens de remplir le dossier, et outre l’aspect purement administratif, j’ai fait un petit voyage dans le temps qui m’a conduit à me questionner sur mon métier actuel et son évolution. S’y ai ajouté un petit côté « tri de vielles photos » … et oui 15 ans ça en fait des formations et des clients…et aussi des lieux. Un métier de voyageur finalement. Bon trêve de poésie mais amis CFI certifiez-vous ! PS : un petit article intéressant dans le JDN sur le sujet

Quelques témoignages sur une plateforme en ligne que j’apprécie.

Curieuse de tout ce qui se fait en matière de e-learning et de plateforme de cours en ligne, j’ai découvert la plateforme Udemy l’an dernier. Venue pour une simple visite, j’y ai essayé quelques formations. La qualité dépend évidement du « formateur » mais parmi ceux que j’ai testés c’est plutôt positif. Comme il est possible de visualiser quelques unes de leurs vidéos avant d’acheter la déception est limitée. On peut également s’appuyer sur les commentaires et le nombre d’achats de la vidéo qui vous intéresse.
Mais ce qui m’intéressait également c’est la plateforme elle-même, bien conçue pour des modules en lignes, les formations sont découpées en grains pédagogiques de quelques minutes, on peut donc suivre la formation dans l’ordre ou aller directement aux grains qui vous intéressent. Des documents peuvent être téléchargés et le contact avec le formateur est direct : mot d’accueil à l’arrivée, échanges possibles tout au long du cours. C’est du moins ce que j’ai vécu sur les formations testées.
Plutôt satisfaites, je me suis dis allons voir de l’autre côté de la barrière pour savoir comment mettre un cours en ligne. Là également bonne surprise, une prise en charge est effectuée par un équipe qui vous donnent des conseils techniques et sur la forme la plus adaptée pour former en ligne.

bref… je vais sûrement mettre quelque chose en ligne sous peu 🙂

Ingénierie pédagogique e-learning – conférence du SYCFI 07 février 2015

ingénierie pédagogique e-learning

Cliquez sur l’image pour accéder au module

Présentation effectuée sur la pédagogie,  les méthodes et les outils spécifiques au e-learning, dans le cadre d’une conférence-atelier effectuée le 07 février 2015. Il s’agit d’un tour d’horizon global pour ceux et celles qui souhaitent s’y comprendre l’environnement, les outils et le jargon propre au e-learning. il se découpe en 4 chapitres :

  • DÉFINIR
  • CONCEVOIR
  • PRODUIRE
  • VENDRE

J’ai scénarisé le powerpoint présenté lors de la conférence avec Storyline 2.

Bonne lecture !

Leïla Hiret – @Azilis1

Réussir son approche blended-learning

Répartition du temps : un équilibre qui varient entre 10 et 30% de e-learning et le reste du temps en présentiel et en regroupement permettant les échanges, les apports complémentaires, les questions, les mises en situations…

Place du e-learning : le e-learning peut intervenir avant, pendant et après la formation. Avant comme première introduction à la thématique traitée (vidéo, module e-learning interactifs, ressources en lignes…), comme quiz ou questionnaire de prérequis et de prise de connaissance.

Pendant comme partie prenantes à part entière de la formation. L’apprenant est en phase d’auto-formation tutorée ou non, permettant selon les cas d’échanger et de travailler avec ses pairs.

Après la formation, comme temps de débriefing et de validation des acquis, comme outils de training ou de révision « juste in time ».

Place du présentiel : dans le cas face à face physique avec le formateur, une formation plus orienté sur les échanges, les mises en situation, les jeux de rôles, les études de cas et autres exercices interactif. Dans le cas d’une classe virtuelle ou d’une webconférence des échanges permettant de faire le point, de dynamiser le groupe voire de le re-motiver pour les périodes d’auto-apprentissage.

Place des outils : ceux-ci devrait être « invisibles » du moins pour l’apprenant. Attention à vérifier les équipements nécessaires, à vérifier que tout le monde est à l’aise avec sinon prévoir des guides, des modes d’emploi et au début des séances permettant l’appropriation des outils. En dehors du mail, les plateformes e-learning offrent un tas d’outils collaboratifs et de communication qu’il faut s’approprier : wiki, forums, blogs, messagerie instantanée…

Place du formateur : l’utilisation du e-learning fait évoluer le métier de formateur et la façon de réfléchir à la construction d’un parcours pédagogique. Si le formateur n’est plus toujours physiquement présent devant ses stagiaires, il doit apprendre à construire des parcours pédagogiques et à rentrer en relation avec eux par le biais des outils du Web.

Mais son rôle est toujours essentiel et finalement s’appuie toujours les bonnes vieilles recettes :

  • Une bonne ingénierie pédagogique: conception et réalisation de séquences d’apprentissage, propositions d’activités adaptés à un environnement de formation distance.
  • Animer la dynamique de groupe: la différence avec le présentiel vient de la distance en dehors des regroupements présentiels. Une bonne maîtrise des outils de communication est nécessaire.
  • Evaluer les acquis : les outils e-learning permettent de réaliser des évaluations plus fines, à chaud et à froids.

Place d’e-tuteur : à ne pas confondre avec le formateur, même si parfois c’est ce dernier qui joue ce rôle. Il peut être interne à l’entreprise ou faire partie de l’organisme de formation qui offre des dispositifs blended-learning. Il n’a pas à être expert de la thématique de formation. Son rôle :

  • Accueillir, orienter les apprenants tout au long de leur parcours
  • Aider à l’autonomie des apprenants
  • Traiter les éventuels blocages et résistances
  • Dynamiser le groupe dans leurs relations à distance via les forums, chat…
  • Traiter ou orienter en cas de problèmes techniques
  • Suivre l’avancement de l’apprentissage de chacun et relancer pour éviter les découragements

Les contraintes : essentiellement techniques, logistiques ou liés à l’organisation. Pour qu’une formation à distance se réalise dans de bonnes conditions les apprenants doivent disposer :

  • De matériel et d’équipements informatiques à niveau, qui fonctionnent correctement et possède les logiciels nécessaires avec les versions à jour,
  • De droits d’accès et de connexions internet suffisantes,
  • De possibilités de s’isoler dans un lieu et un temps dédiés à l’auto-formation
  • Savoir qui contacter en cas de difficultés : formateur, e-tuteur, hotline technique…

Et pour finir, n’oublions pas que si le e-learning fait évoluer le métier de formateur, il change aussi la donne pour les apprenants. Et qui dit changement, dit résistance ou rejet, le blended-learning garde la relation avec l’apprenant au cœur du dispositif pour éviter ce genre de mésaventure.