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Quelques témoignages sur une plateforme en ligne que j’apprécie.

Curieuse de tout ce qui se fait en matière de e-learning et de plateforme de cours en ligne, j’ai découvert la plateforme Udemy l’an dernier. Venue pour une simple visite, j’y ai essayé quelques formations. La qualité dépend évidement du « formateur » mais parmi ceux que j’ai testés c’est plutôt positif. Comme il est possible de visualiser quelques unes de leurs vidéos avant d’acheter la déception est limitée. On peut également s’appuyer sur les commentaires et le nombre d’achats de la vidéo qui vous intéresse.
Mais ce qui m’intéressait également c’est la plateforme elle-même, bien conçue pour des modules en lignes, les formations sont découpées en grains pédagogiques de quelques minutes, on peut donc suivre la formation dans l’ordre ou aller directement aux grains qui vous intéressent. Des documents peuvent être téléchargés et le contact avec le formateur est direct : mot d’accueil à l’arrivée, échanges possibles tout au long du cours. C’est du moins ce que j’ai vécu sur les formations testées.
Plutôt satisfaites, je me suis dis allons voir de l’autre côté de la barrière pour savoir comment mettre un cours en ligne. Là également bonne surprise, une prise en charge est effectuée par un équipe qui vous donnent des conseils techniques et sur la forme la plus adaptée pour former en ligne.

bref… je vais sûrement mettre quelque chose en ligne sous peu 🙂

Ingénierie pédagogique e-learning – conférence du SYCFI 07 février 2015

ingénierie pédagogique e-learning

Cliquez sur l’image pour accéder au module

Présentation effectuée sur la pédagogie,  les méthodes et les outils spécifiques au e-learning, dans le cadre d’une conférence-atelier effectuée le 07 février 2015. Il s’agit d’un tour d’horizon global pour ceux et celles qui souhaitent s’y comprendre l’environnement, les outils et le jargon propre au e-learning. il se découpe en 4 chapitres :

  • DÉFINIR
  • CONCEVOIR
  • PRODUIRE
  • VENDRE

J’ai scénarisé le powerpoint présenté lors de la conférence avec Storyline 2.

Bonne lecture !

Leïla Hiret – @Azilis1

Réussir son approche blended-learning

Répartition du temps : un équilibre qui varient entre 10 et 30% de e-learning et le reste du temps en présentiel et en regroupement permettant les échanges, les apports complémentaires, les questions, les mises en situations…

Place du e-learning : le e-learning peut intervenir avant, pendant et après la formation. Avant comme première introduction à la thématique traitée (vidéo, module e-learning interactifs, ressources en lignes…), comme quiz ou questionnaire de prérequis et de prise de connaissance.

Pendant comme partie prenantes à part entière de la formation. L’apprenant est en phase d’auto-formation tutorée ou non, permettant selon les cas d’échanger et de travailler avec ses pairs.

Après la formation, comme temps de débriefing et de validation des acquis, comme outils de training ou de révision « juste in time ».

Place du présentiel : dans le cas face à face physique avec le formateur, une formation plus orienté sur les échanges, les mises en situation, les jeux de rôles, les études de cas et autres exercices interactif. Dans le cas d’une classe virtuelle ou d’une webconférence des échanges permettant de faire le point, de dynamiser le groupe voire de le re-motiver pour les périodes d’auto-apprentissage.

Place des outils : ceux-ci devrait être « invisibles » du moins pour l’apprenant. Attention à vérifier les équipements nécessaires, à vérifier que tout le monde est à l’aise avec sinon prévoir des guides, des modes d’emploi et au début des séances permettant l’appropriation des outils. En dehors du mail, les plateformes e-learning offrent un tas d’outils collaboratifs et de communication qu’il faut s’approprier : wiki, forums, blogs, messagerie instantanée…

Place du formateur : l’utilisation du e-learning fait évoluer le métier de formateur et la façon de réfléchir à la construction d’un parcours pédagogique. Si le formateur n’est plus toujours physiquement présent devant ses stagiaires, il doit apprendre à construire des parcours pédagogiques et à rentrer en relation avec eux par le biais des outils du Web.

Mais son rôle est toujours essentiel et finalement s’appuie toujours les bonnes vieilles recettes :

  • Une bonne ingénierie pédagogique: conception et réalisation de séquences d’apprentissage, propositions d’activités adaptés à un environnement de formation distance.
  • Animer la dynamique de groupe: la différence avec le présentiel vient de la distance en dehors des regroupements présentiels. Une bonne maîtrise des outils de communication est nécessaire.
  • Evaluer les acquis : les outils e-learning permettent de réaliser des évaluations plus fines, à chaud et à froids.

Place d’e-tuteur : à ne pas confondre avec le formateur, même si parfois c’est ce dernier qui joue ce rôle. Il peut être interne à l’entreprise ou faire partie de l’organisme de formation qui offre des dispositifs blended-learning. Il n’a pas à être expert de la thématique de formation. Son rôle :

  • Accueillir, orienter les apprenants tout au long de leur parcours
  • Aider à l’autonomie des apprenants
  • Traiter les éventuels blocages et résistances
  • Dynamiser le groupe dans leurs relations à distance via les forums, chat…
  • Traiter ou orienter en cas de problèmes techniques
  • Suivre l’avancement de l’apprentissage de chacun et relancer pour éviter les découragements

Les contraintes : essentiellement techniques, logistiques ou liés à l’organisation. Pour qu’une formation à distance se réalise dans de bonnes conditions les apprenants doivent disposer :

  • De matériel et d’équipements informatiques à niveau, qui fonctionnent correctement et possède les logiciels nécessaires avec les versions à jour,
  • De droits d’accès et de connexions internet suffisantes,
  • De possibilités de s’isoler dans un lieu et un temps dédiés à l’auto-formation
  • Savoir qui contacter en cas de difficultés : formateur, e-tuteur, hotline technique…

Et pour finir, n’oublions pas que si le e-learning fait évoluer le métier de formateur, il change aussi la donne pour les apprenants. Et qui dit changement, dit résistance ou rejet, le blended-learning garde la relation avec l’apprenant au cœur du dispositif pour éviter ce genre de mésaventure.

Articuler et déployer un parcours Blended-Learning

image blended-learning
les 4 principes du blended-learning

Le blended-learning est comme la prose de Monsieur Jourdain, certains formateurs en font sans le savoir.
Cela peut commencer par un questionnaire, un test, un quiz, de la documentation à lire au préalable que l’on transmet tout simplement par mail avant ou après une session présentielle. Pour ceux qui le pratiquent déjà, cela permet d’entrer en contact et de créer un premier lien avec ses stagiaires en amont de la formation.
On peut poursuivre par une simple alternance de formation en salle et de module e-learning ou de vidéos en ligne sur la thématique traitée qu’on laisse à disposition pour un temps défini. Et puis garder le contact après la formation sur la base de crédits temps permettant des échanges de mail ou d’entretiens téléphoniques.
Et enfin offrir un parcours multimodal, alternant regroupement présentiel (salle ou classes virtuelles), activités autonomes et activités tutorées, échanges et co-construction de savoir entre pairs.
Avec le Blended-Learning, la relation humaine, fondamentale pour l’apprentissage est préservée. S’y ajoutent des moyens permettant à l’apprenant de s’emparer de son propre apprentissage dans des lieux et des temps élargis.

Intérêts et avantages du blended-learning pour les apprenants

Le blended-learning un dispositif de formation efficace pour  :

  • adapter les apprentissages aux besoins des apprenants en proposant une individualisation des parcours formation,
  • caler les contenus aux réalités de l’environnement de travail des apprenants,
  • offrir des formations interactives donnant la possibilité de s’entraîner notamment avec les serious-games,
  • co-construire et de partager avec ses pairs où ses collègues ses propres apprentissage. Le formateur ou le tuteur jouant alors un rôle de facilitateur.

Intérêts et avantages pour les entreprises

Dans son étude «Blended-Learning et tutorat Demos montre que 69 % des entreprises interrogées affirment que « le choix du blended learning passe par une refonte des formations présentielles. Faire du blended learning induit notamment une durée écourtée du présentiel. […]
Le blended learning permet également : des formations plus efficaces, une organisation personnelle plus souple pour l’apprenant, et pour l’entreprise une réduction des coûts de formation. […]
Son utilisation privilégie les formations métiers, les langues, le management, le leadership et le commercial car elles sont souvent adossées à des modules sur mesure. Cependant, les entreprises avouent que les principales difficultés du blended learning portent sur la création de bons parcours pédagogiques… »
Source : Blended Learning et tutorat – Demos, 2008-2009.

Avec le blended-learning, l’entreprise peut réduire les coûts tout en accroissant l’efficacité de ses formations en :

  • Formant simultanément un grand nombre de collaborateurs quel que soit le lieu et le fuseau horaire pour les entreprises internationales ayant des horaires décalés,
  • Economisant sur les coûts indirects (absences du salarié, transport, hébergement),
  • Personnalisant ses formations au plus près de vos besoins.

Intérêts et avantages pour le formateur

Le formateur peut se centrer sur la mise en pratique, la bonne intégration des notions plus théoriques et le transfert effectif de l’apprentissage en situation professionnelle.
Les formations présentielles sont de plus en plus pressurisées par le temps, avant de préciser les objectifs et le contenu d’une formation, beaucoup d’entreprises commencent par indiquer la durée souhaitée : 2 jours et si vous pouviez le faire en 1 jour, ce serait encore mieux. Evidemment ces formations doivent faire les apports essentiels mais aussi être interactives, ludiques et concrètes pour chaque stagiaire tout ça sur un temps de plus en plus  court.
Bien construit un parcours blended-learning permet de répondre à ce type de demande en conservant un bon niveau de qualité et en sortant le formateur et le stagiaire de l’engrenage de la pression du temps.

Blended-Learning…la guerre des TICs n’aura pas lieu !

L’approche blended-Learning devrait réconcilier les deux camps, mais de quoi s’agit-il ?

 


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Commençons par un peu de traduction, le terme « Blended-Learning » vient de l’anglais Blended qui signifie Mélangé   et de learning qui signifie apprentissage.Le blended-learning est une approche de formation qui combine et alterne des séances de formation classique en présentielle et des temps d’auto-formation à distance tutorés ou non.

Source de l’image : http://lewiscarr.co.uk/2014/05/10-predicted-e-learning-trends-for-201415/

Le blended joue avec la notion de temps et d’espace en ce sens qu’il peut être dispensé dans des lieux distants et à des horaires variables, en présence du formateur (mode synchrone) ou non (mode asynchrone). 

Relation synchrone Relation asynchrone
Intervention distancielle Le formateur et les apprenants partagent le même temps mais sont dans des espaces différents. (Classe virtuelle, webconférence) Les apprenants consultent des contenus e-learning à distance et à un horaire qui leur convient. Le formateur (ou un tuteur) peut effectuer un suivi à distance à un autre moment
Intervention présentielle Le formateur et les apprenants partagent le même temps et le même espace. Formation classique de face à face en salle.

 L’approche blende-learning peut vous permettre de digitaliser la partie transmissive et théorique  de votre formation et ainsi vous libérez du temps pour les mises en situations, du training, la prise en compte de cas ou de situations professionnelles sur lesquelles les stagiaires se questionnent ou veulent échanger. 

Bref, vous donnez du temps pour mettre en action et faciliter la validation et la bonne acquisition des savoirs,  savoir-faire et savoir-être, objectifs de votre formation, en laissant le rabâchage d’informations plus théoriques au e-learning. L’apprenant pourra y revenir quand et autant de fois qu’il le souhaite.

Avec le Blended-Learning, l’apprenant n’est pas lâché dans la nature, il peut participer aux regroupements présentiels (physique ou à distance) mais aussi solliciter, au moment où il en éprouve le besoin, un formateur ou un tuteur pour des réponses plus spécifiques, dialoguer et échanger avec ses pairs grâces aux outils de communications mis à disposition.

E-Learning… une vieille histoire dans l’air du temps !

 

E-learning, Blended-Learning, Full-learning, Distance-learning, Mobile-learning, MOOCs, SPOC…. voici quelques anglicismes qui en fait, cachent une vieille histoire.

Avec les nouvelles technologies du web, on parle aujourd’hui de formation en ligne, il faut juste se rappeler – où découvrir – qu’en 1728, un certain Caleb Phillips est l’un des premiers à avoir fait de la publicité pour des cours par correspondance dans la Gazette de Boston aux États Unis.

La formation à distance est donc une vieille histoire que l’apport des nouvelles technologies dans les 80-90 à remis sur le devant de la scène.


Anglia-Distance-Learning-Infographic
Source : Université Anglia Ruskin – Conçu par Médiaco cliquer sur l’image

En France, Lorsqu’on prononce le mot « e-learning », les réactions sont plutôt mitigées, du rejet, en passant par le scepticisme,  jusqu’à l’engouement inconditionnel. Pour les détracteurs les premières critiques sont la perte de contacts humains, le côté gadget de ces nouvelles technologies, la solitude de l’apprenant devant un écran, le manque de pérennité des outils et de la technologie du web. Les afficionados de leur côté mettent en avant l’autonomie de l’apprenant.