La FOAD ça bouge !

La F.A.Q du FFFOD sur la prise en charge financière des FOADfoad01

Voici un petit compte-rendu de la web conférence du 27 septembre 2016. Une Foire Aux Questions riche en évolutions.

Finie la feuille de présence ou le relevé des temps de connexion ?

Tout commence par un petit rappel du président de la FFFOD, Jacques Bahry, sur la loi de 1971, loi fondatrice de la formation continue à l’origine de notre fameuse feuille de présence.

D’emblée la question est posée : que cherche-t-on à mesurer, à contrôler et donc à financer ? Est-ce le temps de présence ou la réalité de l’apprentissage ?

La FOAD veut sans hésitation passer à l’évaluation de l’apprentissage, et c’est ce que la loi du 5 mars 2014 signifie sans détours, quitte à bouleverser comme l’indique Jacques Bahry, les habitudes et les faux conforts.

Comme il le précise, la loi et les décrets ne peuvent pas tout dire et tout indiquer, le risque est d’en faire une mauvaise interprétation, amenant à confondre temps de formation et temps de connexion autrement dit faux contrôle pour un faux confort.

Pourquoi une FAQ ?

Pour répondre aux questions qui se posent sur la prise en charge financière de la FOAD de façon pragmatique et pédagogique.

La FOAD une modalité pédagogique comme une autre

Depuis la loi de 2014, la FOAD est officiellement reconnue comme une modalité pédagogique comme une autre, et à ce titre elle doit respecter pour être financée, outre les mentions obligatoires pour toutes formations, les conditions suivantes :

  • La nature des travaux demandés au stagiaire et le temps estimé pour les réaliser
  • Les modalités de suivi et d’évaluation spécifiques aux séquence FOAD
  • Les moyens d’encadrement pédagogiques et techniques à disposition du stagiaire

Une Attestation d’assiduité pour remplacer les justificatifs des temps de connexion

Ce sont les travaux que le stagiaire aura réalisés et la preuve d’un encadrement pédagogique réel et non une simple hotline informatique, qui attestera que le dispositif de formation n’est pas un simple dispositif d’auto-formation.

Une action de FOAD est bien une intervention pédagogique avec une évaluation à l’issue des travaux réalisés par les stagiaires, même si la formation est réalisée complétement à distance

Il ne s’agit plus de mesurer des temps de connexion mais de faire référence à une durée forfaitaire estimée.

Conditions de prise en charge financière

Pour que la formation soit considérée comme une action de FOAD et non un produit multimédia, le décret du 20 août 2014 reprend les grands principes du P.I.F (protocole individuel de formation) sur les moyens qui doivent être mis à disposition du stagiaire et explicité dans le programme pédagogique :

  • Compétences et qualifications des personnes chargées d’assister les bénéficiaires
  • Modalités techniques d’accompagnement et d’assistance
  • Délais de réponse des personnes chargées du suivi des stagiaires

Et si la formation est longue ?

Plus une formation est longue plus il y a risque d’incidents : abandon, suspension, ajustement de parcours etc… Il est important que l’organisme de formation séquence son dispositif de formation et pose des jalons, avec des évaluations auxquels on peut adosser des échelonnements de facturation.

Les OPCA peuvent tout à fait régler de façon échelonnée.

Quels justificatifs ?

Si les feuilles de présence disparaissent pour les actions de FOAD, que va demander l’OPCA ?

  • L’attestation d’assiduité jointe au programme pédagogique lors de la demande de prise en charge
  • La conservation des autres pièces justificatives concernant les travaux effectués par les stagiaires et les évaluations

Et après ? 

Trois réunions des financeurs auront lieu en octobre / novembre 2016 sur le sujet et notamment pour définir la forme de l’attestation d’assiduité.

L’objectif étant de réaliser un suivi plus qualitatif des parcours de formations qui sont de plus en plus individualisés et personnalisés comme le souligne Stéphane Rémy, Chef de mission Organisation des contrôles à la DGEFP.

pour plus de détails :

 

 

Enfin mon nuage à moi :)

16-05-24_22-58-55J’en ai rêvé, ils l’ont fait. Rien qu’un boitier, un tout petit boitier qui renferme un nuage, pardon un Cloud perso, chez moi au chaud. Bref ce petit boitier permet de transformer un disque dur en réseau de partage de fichiers

J’oublie mon ordinateur, ma clé USB ou plus crispant, j’ai bien la clé mais j’ai pas mis dessus les bons fichiers, pas de problème c’est eux qui me suivent dans mon petit nuage. Le bonheur pour travailleur nomade 🙂

J’ai déballé le boitier de son joli packaging, il y a quelques minutes, installé en 2 clics sur mes deux ordinateurs, la tablette et le smartphone et tout s’est mis à fonctionner quasi immédiatement. Pas de notice compliquée, de jargon abscons, une application qui se télécharge en quelque seconde, y a plus qu’à suivre le chemin vers le nuage.

Vraiment top  et en plus c’est français…  meetlima.com

 

Master professionnel à distance en ingénierie pédagogique du e- learning…suite

Creativity concept with man holding a tablet

MFEG 3 mois plus tard …

creperie sainte melaineCela fait trois mois que j’ai repris le chemin des amphi, des salles de classes et autres resto U.
Bon concernant ce dernier point, j’avoue que je file plus souvent à la crêperie Saint Melaine, la cantine du staff à vrai dire, je la recommande à tous les étudiants ou visiteurs de la ville de Rennes.

L’euphorie de la rentrée passée, le cartable rouge qui nous a été remis à l’entrée s’est alourdi de documents, de devoirs, de feuilles de présences et de cahiers…euh pardon de tablettes aux touches usées par le tapotement frénétiques de mes 10 doigts.

Le rythme s’est accéléré, les classes virtuelles se sont succédées avec parfois des petits soucis techniques, les devoirs pas du tout virtuels quant à eux, sont tombés en vrac sur la plateforme Totara. le ROI est mort vive la Servuction ! (seuls les initiés comprendront)

Au moment ou j’écris nous venons de terminer l’ENA, rien à voir avec la grande école d’administration bien connue, car il s’agit de nos premiers pas dans l’Environnement Numérique d’Apprentissage. Cela m’a permis de renouer avec mes premières amours d’ancienne informaticienne et de réactualiser mes connexions en la matière.

Les travaux de groupes ont commencé, pas toujours évident de se trouver, de travailler à distance, de frotter nos égos d’anciens élèves aux méthodes par toujours agiles. Pas si facile non plus pour l’université d’adapter son organisation aux nouvelles technologies et aux nouveaux modes d’apprentissage qui en découlent. Pas facile de s’extraire de quelques siècles de posture magistrale.

Classes inversées, comment s’y prendre sans marcher sur la tête dans une structure qui elle ne l’est pas vraiment inversée ?
Travail collaboratif, pédagogie en mode projet, s’appuient souvent sur l’illusion qu’en mettant à disposition des outils numériques synchrones et asynchrones, la coopération et la collaboration devrait en découler.
Or pour échapper à notre système éducatif qui tend encore à privilégier le travail individuel et à traiter la collaboration comme une tricherie méritant un zéro pointé, il faut faire évoluer nos mentalités et nos modes de pensées, évolution qui prend plus de temps que celle des nouvelles technologies.

Ce qui est encourageant et passionnant, c’est que cet esprit de collaboration est dans l’air du temps et pas seulement dans l’éducation, il touche le social, l’économie, l’organisation des entreprises… avec de nouveaux modèles qui privilégient la mutualisation et le partage des moyens. La révolution collaborative serait-elle en marche ?

Bon c’est pas le tout avant de faire la révolution, je retourne faire du Pecha Kucha, non ça n’est pas une nouvelle danse latino, mais un devoir à réaliser. Il fera sans doute l’objet de mon prochain article… ou pas !

Quelques articles qui ont inspirés ma pensée de la nuit :

 

 

 

 

E-Learning : Combien ça coûte ? (ne dîtes pas « ça dépend… » !)

cost-elearning-trainingun article éclairant de Sally Ann Moore

« Trop souvent quand un client demande à un fournisseur le prix du e-learning la réponse est « Cela dépend…. » . On peut faire mieux ! Cette réponse est évidente et prend le client pour un imbécile et ne mets pas le fournisseur en valeur. Donc dans cet article j’essaye d’éclaircir les gammes de dépenses en fonction du type de solution et du niveau de complexité.  »

lire l’article

Vendre une formation. Ce que j’ai appris dans les salons

Un article intéressant de Frédéric Duriez, sur le site de Thot Cursus.
« Comment vendre une formation. Quelles méthodes marketing pour ce service bien particulier ? Pour étudier la question, promenons-nous de stand en stand sur un salon « Ressources humaines et formation ». Interrogeons les commerciaux et observons. »

formation01
Lire la suite sur Thot Cursus